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mardi 9 avril 2013

La concertation : une méthode



Une équipe municipale élue aussi largement qu’en mars 2008 a toute légitimité à appliquer son programme et adopter les projets qui s’y rattachent sans avoir à solliciter l’avis des habitants. Mais pour moi, la légitimité ne suffit pas à assurer une vie démocratique locale pendant six ans.

S’agissant en particulier des grands projets d’aménagement qui engagent l’avenir de la commune et son attractivité, il m’a toujours semblé nécessaire d’ouvrir le dialogue avec les Quinocéens, de recevoir leur avis et de rechercher un consensus.

Ainsi le projet d’aménagement de Saint-Quay a-t-il fait l’objet de plusieurs réunions publiques, d’expositions à la mairie où toute personne souhaitant s’exprimer a pu le faire.

La direction du Casino, les commerçants, les membres du Conseil d’administration du comité de quartier, des habitants ont été consultés. Après de multiples réunions de travail, un compromis avait été trouvé.

Si la « nouvelle majorité » a changé l’orientation du projet, c’est sans concertation avec quiconque, en s’appuyant sur un vote général en sa faveur aux élections complémentaires de septembre 2012.

Une vraie concertation doit permettre aux interlocuteurs de la mairie d’être convaincus que leur parole a une probabilité sérieuse d’être entendue. Ceci a été aussi le cas du quartier du Portrieux,  même si  pour des raisons spécifiques,  la réalisation des projets d’aménagement a été reportée.

S’agissant des rythmes scolaires, l’enjeu pour les enfants est trop important pour bâcler une concertation en quelques semaines sur les nombreux aspects d’une réforme qui implique l’engagement de nombreux partenaires et les finances de la commune.

Une concertation demande du temps si l’on veut respecter l’expression des opinions de chacun ; certains élus ne veulent pas entendre parler de cette approche mais beaucoup de Quinocéeens y sont maintenant attachés.

La démocratie locale gagnera toujours à associer concrètement nos concitoyens aux questions majeures de leur commune.


Dominique Blanc
Maire de Saint-Quay-Portrieux. 

mardi 10 juillet 2012

Cinéma Arletty, une valeur sûre.


La rénovation du cinéma Arletty est une aventure de quatre ans. Quatre longues années de travail pour faire aboutir ce projet en dépit des doutes, parfois des écueils. Notre volonté était d’associer dès le début les habitants de la ville, et les membres de la commission extra municipale culture ont répondu présents. 


Aujourd’hui, l’association Ciné Saint-Ke a repris le flambeau avec son ciné club. Oui, ce cinéma est le fruit d’une ambition partagée.Ce trésor de vie situé au cœur de notre ville est profondément ancré dans notre histoire. C’est un patrimoine intime qui tisse un lien étroit entre notre passé et notre avenir. 


Le cinéma Arletty est le plus moderne des Côtes d’Armor mais ne ressemble à aucun autre tant son esthétique lui procure une âme séduisante. A deux pas de l’école de musique, Arletty est un lieu culturel où l’on se retrouve, où l’on se rencontre, où l’on échange, où l’on débat, c’est une source d’émotion et de plaisir, quelle que soit la période de son existence. 


Les seniors y trouvent le sourire et les jeunes la proximité. Les plus âgés y croisent des adolescents et les enfants des plus vieux qu’eux. Les familles s’y créent des souvenirs. L’imagination et le rêve y sont rois.


Mais le cinéma Arletty, c’est aussi du développement économique. La France est le pays européen où cette industrie est la plus florissante. 


Saint-Quay-Portrieux ne fait pas exception et sa forte fréquentation le prouve, malgré les embûches. Plus besoin de se déplacer jusqu’à St Brieuc pour bénéficier de ce service culturel de premier ordre et à la sortie d’un film, on reste volontiers pour boire un verre ou dîner, à quelques pas de la mer. Notre ville se ranime grâce à ce cinéma qui vient compléter les attractions du casino et du centre de congrès.

Redonner naissance au cinéma Arletty et le défendre envers et contre tout, c’est investir dans la valeur la plus sûre, la vie.