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samedi 23 mars 2013

Ma déclaration au Conseil Municipal du 21 mars 2013



Avec cette révision des indemnités du maire et des adjoints, vous croyez avoir atteint votre but : la démission du maire. C’est bien ce que vous avez proclamé dans la presse à différentes reprises.

Quelle erreur de jugement ! Comment avez-vous pu penser un seul instant que j’ai accepté d’être tête de liste et maire pour les indemnités ?  Vous n’avez rien compris.

Quand la majorité d’entre vous est venue me chercher pour être tête de liste et gagner les élections en 2008, j’ai décidé de m’investir pleinement, quoique vous en disiez, sur le redressement de la ville avec une véritable vison et de vrais projets.

Dès le début du mandat, j’ai accepté spontanément de toucher 50% de moins que mon prédécesseur, laissant à deux d’entre vous, qui m’en avaient fait la demande, les indemnités de la Vice Présidence de la Communauté de Communes et du syndicat de l’Ic.

Depuis les élections complémentaires, j’assure seul toutes les fonctions anciennement assumées par des adjoints, faute d’avoir pu donner des délégations à des élus qui ont trahi ma confiance, qui m’ont insulté et diffamé. 

Les efforts menés depuis de nombreux mois pour combattre le maire sont constants mais ne servent à rien, sinon à alourdir la charge de travail du maire, et à compromettre le lien de confiance entre vous et les habitants de notre commune.

Quel gâchis, que d’énergie perdue, que de temps passé à vouloir mon éviction et ceci dès le lendemain de mon élection ! Pendant ce temps là, vous ne faîtes rien, vous ne proposez rien ! Vous cherchez à détruire plutôt qu’à construire !

Par vos votes contradictoires et incompréhensibles sur certains projets d’investissement comme l’abandon de la sécurisation des Prés-Mario, par votre opposition systématique, par les blocages de toute sorte au fonctionnement de la commune, par l’absence de propositions concrètes de projets, vous avez rompu le dynamisme que nous avions mis en œuvre dans la réalisation des projets promis et vous portez la responsabilité de la mauvaise image de notre commune dans le département et bien au-delà.

Je suis maire et resterai maire, au service des Quinocéens. Je considère en effet qu’il est de mon devoir de rester à mon poste, ne serait-ce que pour empêcher les arrangements entre amis qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général et protéger les Quinocéens de vos divisions.      

Votre acharnement à me faire démissionner se révèle bien inutile ; au contraire, il me rend encore plus libre pour défendre ce que je crois être l’intérêt général.

Les élections municipales de 2014 auront lieu dans un an. Les Quinocéens jugeront comment vous vous êtes comportés à l’égard du maire mais surtout comment vous vous êtes comportés vis-à-vis d’eux.   


Dominique Blanc                                                                                             
Maire de Saint-Quay-Portrieux

vendredi 23 novembre 2012

Quelle crédibilité ?

Au cours du conseil exceptionnel du 15 novembre dernier, M. Rocfort a affirmé avec aplomb : « le maire a demandé au Préfet la dissolution de la municipalité ». Ces propos n’ont pas été contredits  par  les  conseillers  ( Martine  Poignonnec,  Georges  Brezellec  et  Robert  Allenou ) qui l’avaient accompagné lors d’une visite au Préfet.

Après un démenti du maire, le Préfet a, à son tour par voie de presse, démenti ces propos : « Je démens. C’est totalement faux. Je n’ai reçu aucune demande du maire » a déclaré le Préfet, ajoutant : « J’ai donc appelé l’un des opposants pour lui dire que, s’ils déforment de nouveau mes propos, je ne les recevrais plus. »

Ainsi, M. Rocfort a-t-il reçu en moins de vingt quatre heures des démentis cinglants à ses propos irresponsables.  

La menace de ne plus pouvoir franchir la porte du bureau de M. le Préfet fera t-elle réfléchir M. Rocfort et ses colistiers ? 

Quelle crédibilité apporter à cet élu et à ceux qui l’ont accompagné ?

Lors du conseil exceptionnel du 15 novembre. les élus de la « nouvelle majorité » ont voté la décision modificative du budget  principal qui leur était présentée pour la troisième fois.

Il s’agissait de quelques milliers d’euros, pourtant indispensables à la vie quotidienne des services municipaux : les véhicules des services techniques ne pouvaient plus, en particulier, circuler, faute de carburant !

Par contre, la décision modificative relative au budget cinéma, présentée également pour la troisième fois consécutive, a eu moins de chance.

Partiellement votée, il sera possible de disposer d’une lampe de secours pour la projection des films mais plus de supports papiers ( flyers) pour faire connaître les programmes du cinéma !

Et la salle ne pourra plus être nettoyée faute d’une majorité de votants pour débloquer les 2.000 € nécessaires à cette prestation !

Quelle crédibilité accorder à des élus prenant de telles décisions ?

En quoi la gestion municipale s’enrichit-elle face à ces comportements irresponsables ?


Dominique Blanc
Maire de Saint Quay Portrieux

jeudi 8 novembre 2012

La nouvelle majorité en action

Les conséquences de votes négatifs et de demande de report de délibérations lors du conseil municipal du 31 octobre 2012 mettent en cause la continuité du service public et la sécurité des personnes et des biens sur la voie publique à Saint-Quay-Portrieux.


I - Fonctionnement des Services

-          Approvisionnement en carburant

La deuxième demande de report par le Conseil municipal du vote de l’inscription de crédits complémentaires destinés à couvrir l’achat de carburant jusqu’à la fin de l’exercice en cours empêche toute nouvelle commande.

La rupture d’approvisionnement en carburant du parc communal (flotte automobile et engins divers) ne permet plus un fonctionnement continu et régulier des services techniques municipaux.

Les moyens d’intervention se réduisent au fil des jours en fonction de l’évolution des stocks disponibles au niveau des réservoirs de chaque véhicule.

A ce jour, faute de carburant, divers matériels sont immobilisés au Centre Technique Municipal :

-       Balayeuse de voirie
-       Camion plateau
-       Chariot élévateur

Et des interventions au niveau de la voirie s’avèreraient donc impossibles :

-       Réparations de rupture de canalisation
-       Gros transport en cas de sinistre
-       Déblayement d’obstacles sur la voirie, d’arbres sur la voie publique
-       Pas de déneigement possible

D’autres véhicules vont immanquablement être immobilisés dans la semaine, notamment le service de transport des personnes âgées.

Par ailleurs, faute de crédits suffisants non votés, les dépenses d’entretien et de réparation du matériel roulant ne peuvent plus être honorées pour les mêmes raisons.

La sécurité des personnes et des biens sur la voie publique ne peut plus être assurée.

-          Fournisseurs – Factures en attente

La décision du Conseil municipal de reporter pour la deuxième fois le vote de la délibération modificative entraîne notamment le blocage du paiement de nombreuses factures pour un montant s’élevant désormais à près de 23.000,00 €, les plus anciennes factures datent du 28 août 2012. [Pour mémoire, le montant total de cette décision modificative, hors mouvements internes, s’élève à 2.710,00 €.]

II – Projet de carrefour des Prés Mario
  
Le rejet des délibérations n°12-31/10-09 et n°12-31/10-10 conduit la Ville à repousser à nouveau un projet, préparé depuis trois ans en concertation avec le Conseil général, qui porte sur la sécurité des riverains. 
  
III – Marché public d’aménagement du secteur du Casino

L’adoption par le Conseil municipal de la délibération n° 12-31/10-02 sur l’avenant du marché de maîtrise d’œuvre, fait courir à la commune un risque de contentieux, puisque le montant représente 25 % du marché initial.


Dominique Blanc 
Maire de Saint Quay Portrieux

jeudi 18 octobre 2012

La gestion municipale entravée

Par les décisions et comportements des élus de la « nouvelle majorité », le fonctionnement de la mairie se trouve anormalement entravé. Cette situation inédite a trois causes essentielles :

1) Un conseil municipal aux décisions incohérentes

- Voter le budget de fonctionnement de la ville ligne à ligne et non par chapitre, comme le font les autres communes, entraîne une multiplication de décisions modificatives chaque fois que le crédit d’une ligne ne peut être compensé par celui d’une autre ligne du même chapitre.

Si en plus le conseil refuse de délibérer sur une décision modificative visant à payer des factures dont l’inscription budgétaire est insuffisante pour les unes sur une ligne mais excédentaire pour les autres sur une autre ligne, alors c’est la paralysie !

Exemples :

° la peinture nécessaire pour terminer les vestiaires du stade de foot n’a pas pu être achetée !
° des véhicules des services techniques sont sous la menace d’immobilisation, faute de pouvoir acheter du carburant !

- Refuser de voter le changement d’affectation comptable d’une dépense de fonctionnement approuvée par le conseil (cinéma), changement purement technique demandé par le Préfet, ne peut conduire qu’à un rappel à l’ordre inutile de l’autorité préfectorale.

- Bloquer certains projets, y compris sur la sécurité (carrefour des Pré Mario) par le refus d’acheter un terrain de 19 m2 pour 10 €  alors que les appels d’offres sont lancés et l’éclairage public voté relève de la mauvaise farce !

- Refuser au maire de se porter partie civile au nom de la commune en cas de dégradation de bâtiments publics, va à l’encontre de l’intérêt général élémentaire.

- Refuser au maire l’appui d’un avocat pour défendre les intérêts de la commune tient de la complicité passive.

- Refuser de maintenir une délégation au maire pour exercer le droit de préemption courant retarde/ bloque/ empêche les transactions immobilières et les signatures d’actes notariés !

2) Des agents territoriaux agressés et découragés

- Retombées sur les agents territoriaux des décisions incohérentes du Conseil obligeant à un surcroît de travail inutile et exigeant,

- De plus réduire les délégations du maire à la somme de 3.000 € est une entrave grave au travail du maire et des agents,

- Harcèlement de certains agents priés de « prendre partie » ou de remettre dans l’instant tel ou tel dossier ou accusés d’erreurs dans la gestion de certains dossiers,

- Graves accusations et menace "de sanctions pénales sur une suite de scandales"  mettant en cause le directeur général de services, le directeur technique, la responsable de l’urbanisme,

- Alerte du médecin du travail sur la souffrance psychique du personnel,
- Arrêts maladie d’autres agents en souffrance.

3) Un maire insulté, intimidé, harcelé ; diffamé ?

- Demander la suppression de toutes les délégations du maire et la réduction de ses indemnités à la somme de 560 € relève de l’intimidation et du harcèlement (ancienne majorité opposante : refus du maire).

- Que ce soit lors de conseils municipaux ou d’écrits publics, certains élus de la « nouvelle majorité » pratiquent l’insulte et la diffamation, sans limites, cf. « Monsieur le Maire, combien avez-vous payé pour avoir cette lettre ? » du conseiller Lorant après lecture de la lettre de M. Hermann expliquant pourquoi il refusait le poste de Directeur Général des Services.

- Que ce soit lors de «  virées impromptues » dans le bureau du Maire pour exiger un rendez vous, ces élus pratiquent l’intimidation en refusant de libérer le bureau du premier magistrat de la commune, obligeant ce dernier à faire appel à la police municipale.

- Que ce soit sur un cours de tennis ou deux élus pénètrent sans raison sur le terrain afin de harceler le maire durant la partie.

- Que ce soit par des propos d’une extrême gravité, publiés par un blog des mêmes élus accusant le maire d’une «suite de scandales.....manœuvres frauduleuses, faux en écritures, falsification de documents, marchés truqués, dissimulation, présomption d’octroi d’avantage injustifié, graves négligences, existence d’un système dont l’impunité, l’irresponsabilité et l’opacité sont les sombres piliers......(puis avis de recherche, wanted !!!... au fou.....) » et exigeant du Préfet la suspension ou la révocation du maire.

Ces faits incontestables méritent qu’on en mesure la gravité afin que chacun prenne ses responsabilités.


Dominique Blanc
Maire de Saint Quay Portrieux

lundi 8 octobre 2012

Un dialogue nécessaire

Voici la lettre transmise ce jour par le maire à Robert Allenou 




                                                                                                             
                     Le 8 octobre 2012

                                                                                              

                                                                                                                        M. Robert Allenou
                                                                                                                      18 rue Anatole Le Braz
                                                                                                                22410 Saint-Quay-Portrieux

Robert,

Tête de liste aux dernières élections complémentaires gagnées par ton équipe, je m’attendais à ce que tu proposes de me rencontrer rapidement afin d’examiner ensemble les voies et moyens de « gérer notre cité efficacement dans une ambiance de calme et de sérénité dans le respect de chacun » (cf. ta profession de foi).

Il n’en a rien été. Bien au contraire, des membres particulièrement agités et agressifs de ton équipe pratiquent intimidation et harcèlement (jusqu’à pénétrer sur le cours de tennis  (TCQ) ! à l’égard du maire, voire à l’égard de certains agents de la mairie.

Ceci est à la fois regrettable et inopérant.

Etant donné l’importance des dossiers en cours, je n’en cite que quelques uns :

- aménagement du quartier de Saint-Quay,
- réhabilitation de la plage du châtelet
- aménagement place saint Anne, place Saint Roch et entrée de ville côté Kertugal,
- maintenance des Eoliennes,
- créances de la ville sur le port,
- renouvellement de la DSP sur l’eau,
- programmation de la nouvelle station d’épuration,
- chantiers de sécurité pour les habitants (carrefour des Pré Mario sur la D 781 et rue des 3    frères Salaün ),
- deuxième résidence pour les Seniors
- DSP cinéma
- signalétique de la ville etc ………….

Il convient de mettre sur pied ensemble un mode de fonctionnement qui serve l’intérêt général.

Aussi, je te propose à nouveau de te rencontrer pour que nous trouvions, dans un climat de sérénité apaisé, les solutions les plus adaptées pour servir ensemble la ville de Saint-Quay-Portrieux et ses habitants.

Concrètement, nous pouvons avoir, à ta convenance, un rendez vous de travail le 10 octobre à 17 h, le 11 octobre à 11 h 00 ou à 14 h 30 à la mairie.

Je te prie de recevoir, Robert, l’expression de mon respect.


                                                                                                                                   Dominique Blanc
                                                                                                                                         Maire

samedi 28 juillet 2012

Demande de retrait des délégations du Maire : ma réponse


Réponse du Maire par courrier du 26 juillet aux dix élus de l'opposition: 

G. BREZELLEC, M.POIGNONNEC, W. ABBEST, M.A. KERVOELEN, A. CLERE, S.BRE, P.VEDRINE, J LUCAS, A.LORANT, C .THORAVAL. 

 

Mesdames, Messieurs,

Par lettre du 30 juin dernier , vous avez demandé que soient inscrits à l’ordre du jour du conseil municipal du 12 juillet dernier une délibération visant à supprimer toutes les délégations du maire et une délibération visant à réduire les indemnités du maire et des adjoints à la somme de 560 €.

S’agissant des délégations au maire :

Selon l’article L. 2122 – CGCT, la possibilité pour le conseil municipal de déléguer au maire un certain nombre de ses compétences s’exerce dans le souci de favoriser une bonne administration communale.

Votre demande de retrait de délégations vient s’ajouter à des restrictions antérieures qui nuisent au travail des agents et à l’intérêt des Quinocéens.

Vous avez déjà refusé par votre vote la possibilité de prendre un avocat pour défendre les intérêts de la commune suite à une requête en référé devant le Tribunal Administratif sur le cinéma.

Vous avez aussi voté le 23 mai dernier une délibération empêchant le maire de déposer plainte avec constitution de partie civile en cas de dégradation ou de vandalisme commis sur des biens publics.

Les Quinocéens devront en conséquence payer pour tous les actes relevant des délits.

Ainsi, vous avez déjà attenté aux droits des habitants en les prenant en otages.

Le retrait de toutes les délégations du maire entraînerait une paralysie absurde et irresponsable de la gestion municipale, ce que les Quinocéens ne pourraient comprendre.

C’est la raison pour laquelle j’ai refusé de mettre à l’ordre du jour du 12 juillet cette délibération car je considère que votre demande est totalement abusive, inspirée par des motifs politiques étrangers à la bonne marche des affaires communales.

S’agissant des indemnités du maire et des adjoints :

Le maire et les adjoints sont susceptibles de bénéficier d’indemnités de fonction, tel que prévu par l’article L. 2123.20 du CGCT. La jurisprudence a cependant considéré que le maire ou les adjoints ne peuvent voir leurs indemnités de fonction réduites pour des motifs inspirés par un désaccord avec la majorité du conseil municipal.

En effet, la circulaire du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique du 15 avril 1992 relative aux conditions d’exercice des mandats locaux et aux régimes indemnitaires des élus locaux parue au JORF du 31 mai 1992 précise : « les assemblées restent souveraines pour fixer le montant des indemnités de fonction qu’elles peuvent décider de réduire, selon les cas, jusqu’à représenter une somme symbolique. Pour arrêter ce montant, elles ne peuvent légalement prendre en considération que des motifs tirés de l’importance quantitative des fonctions effectivement exercées, à l’exclusion de toute appréciation d’ordre qualitatif, voire politique ».

Votre demande de délibération, visant à réduire l’indemnité du maire et des adjoints, apparaît en l’espèce exclusivement motivée par des motifs d’ordre politique et détachée de toute considération liée à l’importance quantitative des fonctions effectivement exercées.

Cependant, si les deux élus adjoints : G. BREZELLEC et M.A. KERVOELEN, signataires de cette demande, veulent réduire leurs propres indemnités pour les partager avec d’autres, c’est bien volontiers que j’accède à cette demande.

Je vous rappelle toutefois que G. BREZELLEC m’a demandé en début de mandat d’être Vice-Président à la Communauté de Communes, ce que j’ai accepté et que pour cette fonction il touche 780 € par mois outre son indemnité d’adjoint de 940 € et que M. POIGNONNEC m’a demandé d’être Vice-Présidente de l’Ic afin d’embaucher une « secrétaire médicale » et que pour cette fonction elle touche 260 € par mois.

Pour ces raisons, je vous informe que je considère cette demande de délibération irrecevable, raison pour laquelle je ne l’ai pas inscrite à l’ordre du jour du dernier conseil municipal.

Pour une parfaite information des Qinocéens, je vous indique que je rendrai ma réponse publique.

Veuillez recevoir, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments distingués.


Dominique Blanc 
Maire de Saint Quay Portrieux

lundi 16 juillet 2012

Elections partielles les 9 et 16 septembre 2012

Suite au courrier ci-dessous, Monsieur le Préfet a confirmé les dates des 9 et 16 septembre prochains pour organiser des élections complémentaires permettant ainsi aux Quinocéens, par leurs votes, de redonner à la municipalité les moyens d'une gestion paisible et constructive.


samedi 14 juillet 2012

Quartier de Saint-Quay : proposition de référendum sur le maintien du minigolf





 Voici le contenu du courrier adressé le 6 juillet dernier en réponse aux dix    élus de l'opposition au sujet du maintien du minigolf dans le projet d'aménagement du quartier de Saint-Quay. Cette proposition de référendum n'a pas été votée lors du dernier conseil municipal du 12 juillet.


Mesdames, Messieurs,


Votre lettre du 31 mai 2012 a retenu toute mon attention.

Les travaux d’aménagement du quartier de Saint Quay, dont la première tranche vient de s’achever, représentent le chantier le plus important du mandat. Ils s’inscrivent dans le shéma directeur Saint-Quay-Portrieux 2020 défini dans le but de rendre la ville attractive, animée, accueillante afin, notamment, que nos commerçants de proximité puissent se maintenir et se développer.

L’ampleur d’un tel projet implique, selon moi, de tenir compte de l’avis des Quinoçéens, de tous les Quinoçéens car il s’agit d’un aménagement structurant pour ce quartier et pour la ville.

On ne peut imaginer qu’un tel projet soit imposé. Il ne peut être que l’aboutissement d’une concertation sérieuse et approfondie.

Aussi, depuis trois ans, juillet 2009, ai-je pris le soin et le temps d’aller à la rencontre de toutes les parties prenantes : commerçants dont naturellement le casino, artisans, résidents et non résidents afin de trouver le compromis le plus acceptable sur un sujet sensible : le minigolf.

Au-delà des réunions de travail au sein du Comité de pilotage, du Conseil Municipal, des réunions avec les commerçants, le Président et le Directeur du Casino, le Bureau d’Etudes, notre Direction Technique et des particuliers impactés par le projet, j’ai organisé des réunions publiques, expositions  à la  Mairie  au  fur et à  mesure  de  l’avancement  des  études et  réactions  des  Quinoçéens 
               ( pétitions puis manifestation sur le maintien du minigolf ).

Aussi, je tiens indépendamment des délibérations que vous rappelez, à retracer les étapes successives de la démarche de concertation menée avec les Quinoçéens (  cf. annexe ).

Je mesure parfaitement le désaccord que nous avons sur la nécessité d’écouter nos concitoyens sur les grands dossiers qui engagent l’avenir de la ville. J’y suis personnellement très attaché ; vous-même, pas du tout. Il s’agit d’une forte divergence entre nous.

Le compromis trouvé sur le minigolf prend en compte l’importance de maintenir un nombre suffisant de places de stationnement face au Casino et le souhait des habitants de maintenir un minigolf ouvert toute l’année sur son espace actuel, en retrouvant sur une surface d’environ 1 000 m2 ses caractéristiques identiques ( terrain, figurines de chacun des 18 trous, barrières type Delpierre…).

La diminution d’une dizaine de places de stationnement face au Casino par rapport au projet initial de transfert du minigolf au Parc de la Duchesse Anne, ne saurait servir de prétexte à l’expression très probablement majoritaire des Quinoçéens de voir maintenir un élément du patrimoine de leur ville.

Des échanges successifs avec le Directeur du Casino ont démontré qu’une incitation de ses employés à garer leur voiture dans les parkings des places de Verdun ou d’Armes libérait des places en nombre suffisant pour les clients.

 A cet égard, je trouve particulièrement choquante la lettre sollicitée par Georges Brezellec auprès du Directeur du Casino comme son intervention devant les commerçants réunis pour un tout autre sujet le 26 mars dernier, annoncant que le transfert du minigolf au Parc de la Duchesse Anne était décidé, ceci sans aucune concertation avec le Maire ou tout autre élu et seulement deux semaines après une présentation en Mairie, en sa présence et en celle des riverains et commerçants du projet actuel, fruit du compromis.
              
               S’agissant de l’exposition actuelle des projets A et B :

Le projet A correspond aux délibérations     n° 10-02, 10-040 et 11-04-01.

Le  projet B correspond à la délibération n° 12-26/01-09.

                Contrairement à ce qui est affirmé dans votre lettre, il ne comporte pas d’omission :

- La circulation à sens unique et le stationnement en épi favorisant le nombre de places de stationnement  face au Casino figurent bien sur le plan B,

- Il est fait état du minigolf car c’est bien la traduction stricte de la délibération ainsi que la  volonté de la population exprimée lors « des échanges de la municipalité avec les habitants et en particulier les membres du Comité de quartier de Saint Quay ».

J’espère que ces explications détaillées vous inciteront à permettre au chantier de reprendre comme prévu à la mi-septembre en approuvant le marché d’éclairage public que vous n’avez pas voté lors du dernier conseil du 29 mai 2012, ce marché étant par ailleurs sans aucune incidence sur le choix final du minigolf.

C’est pourquoi, en cohérence avec la concertation menée avec les Quinocéens, je ne mettrai pas à l’ordre du jour du conseil du 12 juillet la délibération visant à se prononcer sur le maintien ou le déplacement du minigolf.

Par contre, je proposerai à ce même conseil un référendum sur le maintien d’un minigolf car je considère que le sujet est suffisamment important pour que les Quinocéens aient le droit de se prononcer sur ce sujet.


Pour une parfaite information des Quinocéens, je vous indique que je rendrai votre lettre et ma réponse publiques.

Je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, à l’expression de mes sentiments distingués.



Le Maire,



Dominique BLANC

lundi 9 juillet 2012

Les raisons d'un fonctionnement municipal défectueux

Ma déclaration en Conseil municipal du 29 mai 2012


Les Quinocéens en ont assez. Ils veulent comprendre. Ils veulent des élus au travail, pas en cour de récréation. 
Ils veulent comprendre car ils savent que, depuis de nombreux mois, il y a beaucoup de non dits, un climat délétère, des élus qui parlent de démocratie, de collégialité, etc., mais qui ne semblent pas  se soucier des intérêts de la commune.
Jusqu'à présent, je ne suis jamais rentré dans ce jeu là. J'ai toujours veillé à ne pas m'abaisser à ce niveau en gardant une forme de dignité.
Après 4 ans d’attaques incessantes, savamment orchestrées, et des entraves au travail des élus et des agents, il est temps d’expliquer. 
Il est temps que les masques tombent. J'ai décidé ce soir de dire les choses pour que la population sache enfin les motivations de certains.
 
Curieusement, les problèmes de la municipalité actuelle remontent à loin. 
A l’an 2000.
L’équipe Allenou / Brézellec se divise en 2 avec Mazé/ Burlot/ Derrien. Ces derniers vont chercher un ancien préfet, Gérard Lambotte.  Cette équipe bat la liste Brézellec/ Allenou aux élections de 2001 (60 % / 40 %) en faisant élire, dès le premier tour, 23 conseillers sur 23.
Pour les élections de 2008, G. Brézellec souhaite faire partie d’une équipe gagnante, mais sans prendre la tête de liste. Il n’a pas envie de subir un deuxième échec.  Les Quinocéens le connaissent bien : il préfère être dans l'ombre et se cacher pour agir. C'est une constante que l'on retrouve encore aujourd'hui.

J’accepte de prendre la tête de liste et nos 23 candidats sont élus.
La liste sortante menée par Gérard Lambotte fait autour de 28 %, l’un des plus mauvais scores d’un maire sortant dans le département. Pour un ancien préfet, la sanction est rude.
Il en gardera et en garde toujours une profonde amertume, et une volonté tenace de s’ingérer dans les dossiers de la mairie.
A peine 15 jours après notre élection, alors que nous mettions en place les commissions, les désignations dans les instances, que nous n’avions pas commencé à travailler, les premières critiques à l’encontre du maire, sont colportées en ville par de nouveaux conseillers. Cela ne s’est jamais interrompu depuis.
Sollicitant  alors G. Brézellec pour qu’il intervienne auprès de ces élus qu’il avait choisis, sa réponse a toujours été la même : non. Il ne faut pas rompre la cohésion de l’équipe…
J’ai réalisé alors que la confiance que j’avais mise dans le 2ème adjoint G. Brézellec était trahie. 
Je l’avais laissé choisir plus de la moitié des conseillers et il les laissait critiquer, s’opposer au maire, afin d’installer son pouvoir. J’ai aussi réalisé pourquoi il n’avait pas accepté des candidats que je lui avais proposé comme J.F. Villeneuve, président fondateur de Libre Expression Quinoçénne ou Y. Moufok, l’actuel Président du comité de quartier du Portrieux
Tout  s’est envenimé très rapidement. Georges Brézellec a initié un procès en diffamation à mon encontre. J’ai dû lui retirer ses délégations ainsi qu’à William Abbest.
Et puis, lors d’une réunion de 13 élus du camp Brézellec,  tout le monde décide de démissionner afin de retrouver une liberté pour élire un nouveau maire.
Mais au moment du conseil municipal, seuls 6 sont passés à l’action, ont démissionné, les autres ont craqué. Ils n’ont pas osé.
C’est pourquoi, des conseillers comme Erwan Marion et Erwan Barbey-Charriou, considèrent encore aujourd’hui que Georges Brézellec les a trahis.
Pendant  2 ans, la gestion des affaires s’est apaisée, le bloc de l’opposition à 14 avait été coupé en deux et 10 élus soutenaient le maire contre 7 qui voulaient le dégager.
Puis, en mars 2011, deux visions différentes entre 2 adjointes, a conduit la première adjointe à trahir le maire, sous prétexte qu’il ne prenait pas position pour elle.
Comment un maire peut-il prendre position en faveur d’une adjointe contre une autre ?
C’est ainsi que, progressivement, le maire s’est retrouvé mis en minorité, l’opposition passant de 7 à 10 élus.
Toutes les accusations, cabales, et autres actions menées afin de faire démissionner le maire n’ont pour point de départ et développement, que la volonté de G.Brézellec, d’exercer le pouvoir sans en accepter les responsabilités. Agir dans l’ombre, toujours. Au grand jour,  jamais. Il vaut mieux laisser les autres monter au créneau et se donner le beau rôle en faisant semblant de déplorer les conflits que l'on a soi-même provoqués.
Les Quinocéens savent de plus en plus qui est G. Brézellec, ce qu’il cherche et ce qui l’intéresse.
Aux prochaines élections municipales, on le verra probablement se représenter, pas en tête de liste, mais juste derrière W. Abbest, ou un autre.
Les Quinocéens ne se tromperont plus sur le personnage, ses motivations, sa déloyauté.
Certains me reprochent parfois de prendre trop de hauteur, de ne pas répondre systématiquement aux attaques personnelles, de laisser des calomnies se répandre, sans les combattre.
J’essaye d’éviter d’être tiré vers le bas, de participer à des criailleries de cour d’école.
Je reconnais que j’ai pu faire des erreurs.
Qui n’en fait pas ?
J’ai fait le choix de Saint Quay, car c’est la ville de Saint-Quay-Portrieux et ses citoyens qui sont l’objet de mon engagement. 
Alors, que faire ?
Continuer  encore  2 ans dans un tel climat, en laissant la population prise en otage par un groupe d'opposants élus sur le projet que  nous mettons en œuvre pour la ville, divisés entre eux, mais soudés par la seule volonté de voir partir celui qui leur a permis de siéger au sein de ce Conseil ?
De mon côté, et du côté de notre équipe, nous prenons nos responsabilités. 
Nous proposons la démission de l'ensemble du Conseil municipal pour que les Quinocéens  puissent retourner aux urnes et trancher.
Nous sommes prêts à démissionner en bloc. Les opposants sont-ils prêts aussi à prendre leurs responsabilités et à démissionner tous ensemble?
C'est à eux d'en décider et, pour une fois, de faire preuve de courage.
Dans le cas où les élus refuseraient de donner collectivement cette démission, je maintiendrai et je tiendrai.


Dominique Blanc
Maire de Saint Quay Portrieux